Pour la presse

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L’auberge italienne

Dans les vallées du Parc National des Abruzzes, au cœur des Apennins centraux, il semblerait que, depuis plusieurs dizaines d’années, les habitants arrivent à partager leurs villages avec les loups et les ours. Récit d’un tournage aux airs d’enquête.

écrit et photographié (avec l’aide de Fabien Bruggmann) pour Village #146 Hiver 2021 lire l’article complet

Un aller pour la Terre

« Ce matin je me suis réveillé dans le cossu pavillon de banlieue parisienne de ma croissance et ce soir je m’endormirai dans la grange inconnue d’une ferme décroissante. C’est comme ça que commence la néoruralité. J’en suis arrivé là, comme d’autres, qui avaient le luxe de se poser la question de leur avenir et qui ont voulu lui donner le fameux « sens » qui fait criser tant de monde »

écrit pour la Revue Zola et illustré par Charles Monnier, hiver 2021 lire l’article complet

100 km

« Le 13 avril 2020, quand j’ai entendu le président de notre République piétonne dire qu’il nous faudrait «bâtir une stratégie où nous retrouverons le temps long, la possibilité de planifier, la sobriété carbone, la prévention, la résilience qui seuls peuvent permettre de faire face aux crises à venir», et ajouter qu’«il nous faudra rebâtir une indépendance agricole et plus d’autonomie stratégique pour notre Europe», je me suis dit que nous étions enfin sauvés. Je me suis réjoui qu’un si petit organisme couronné d’aspérités ait pu réaliser l’objectif de soixante ans de luttes écologistes. »

écrit et photographié pour Regain #9 été 2020 lire l’article complet

Highland yards, sur les traces des petits paysans

« Une péninsule constellée de lochs nacrés, une symphonie de verts, de bruyères et de cailloux, de vieilles montagnes majestueuses avec leurs kilts d’éboulis suintant de ruisseaux couleur single malt. Et tout ça pour nous tous seuls, en plein mois d’août. Le secret de ce paradis sauvage préservé de toute affluence ou presque ? Une certaine hostilité. La steppe infinie des Highlands, aux airs de pelouse de golf négligée, est en réalité une vaste éponge, un marécage ivre de pluie fouetté par le vent. Ici on marche sur l’eau. La tourbe est fourbe, crevassée et grouille de midges, ces petits cousins des moustiques amateurs de mauvaise météo et d’épiderme, fascinants par leur rapport entre capacité de nuisance et taille. »

écrit et photographié pour Regain #8 hiver 2020 lire l’article complet

 

Tous seuls au Larzac

« J’attends le TER dont descendra ma coéquipière en squattant le wifi du Quick, mon seul lien à l’enseigne. Chez McDo le vigile m’a recalé en bon soldat : « Faut consommer. » Jamais de la vie. Je suis plus du genre à me faire racketter dans un joli magasin bio indépendant, local et vrac pour ne pas avoir vu que les prix étaient pour 100 grammes. Dans le hall, c’est la cour des miracles. Il y a deux types en train de cuver sur les touches du piano public, des jeunes trop jeunes qui zonent, fument et complotent pour tromper l’errance. »

écrit et photographié pour Regain # 6 été 2019 lire l’article complet

 

Vivre l’écologie à dix dans une ferme

« Mon réveil, c’est cette lumière orangée qui caresse successivement les pièces de charpente, dans le même ordre rassurant. Je descends. Les plus matinaux sont déjà en train de tartiner le pain de la maison et partagent des salamalecs bienveillants entre deux baptêmes de vapeur dans la chaleur de leur mug. J’envoie un bonjour et j’en reçois cinq. Les petites commissions matinales des messieurs se font sur le champ du voisin, de l’autre côté de la route, plus empruntée des chiens que de la factrice. Je redonne un peu de courage azoté aux ronces séchées par le glyphosate en assistant chaque matin comme le premier au spectacle de la géographie pyrénéenne. »

écrit et photographié pour Regain # 5 printemps 2019 lire l’article complet

La ferme du siècle

« Aujourd’hui c’est moi qui suis de cuisine. Le premier service, c’est pour les poules. Deux godets de grain dans la malle de la grange, les épluchures de légumes,les bottes et les hautes herbes qui essuient leur rosée sur mes genoux. Défaire la chambre à air qui maintien la porte de l’enclos. Black and White, deux curieux moutons de Ouessant, débarquent avec leurs pupilles en trait d’union. Tous les matins ils jouent la même naïveté : ils oublient qu’ils sont herbivores autonomes et pensent que je viens les nourrir. Dans les poulaillers, plus personne ne dort depuis un bon moment. Tout le monde est dans les starting blocks. »

écrit et photographié pour Village #141 Automne 2019 lire l’article complet

Par la presse

Télérama

septembre 2019

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Escape the City

mai 2020

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